mardi 25 novembre 2008

Tous les matins il achetait ses p'tits pains au chocolat

«Zay, zay, zay,zay!» Le cours de l'Euro n'étant absolument pas favorable (et constamment en hausse!) lorsqu'on paie en dollars canadiens, j'ai ressenti le besoin pressant de me trouver un emploi en France. Après une petite distribution de CVs, j'ai rapidement obtenu un emploi dans une boulangerie-pâtisserie (merci à Sherbrooke et au Café du Globe;)). Je suis donc parfois derrière les fourneaux à faire cuire croissants et viennoiseries (dont les pains au chocolat qui à chaque fois me rappellent la chanson de ce cher Joe), parfois derrière le comptoir à servir les clients avec mon plus bel accent français. Évidemment, le «Vous êtes Canadienne?» revient souvent, suivi tout aussi souvent du commentaire «Ah! J'aime bien Isabelle Boulay!» ou «Il fait froid là-bas hein?». L'expérience est franchement intéressante, même si elle implique des quarts commençant parfois à 6h du matin (lever à 5h) et se terminant à 14h30, sans pause. Mais je suis loin de me plaindre, et j'attends avec impatience mon premier chèque en Euros!!!

Je peux donc commencer à amasser mon petit butin pour le voyage prévu à la fin de mon trimestre. Entretemps, je prépare le Nouvel An à Barcelone, où mon frère viendra me rejoindre pour une semaine et demie de fiesta! Définitivement, je n'ai pas le temps de m'ennuyer! «Et les cours, dans tout ça?», me direz-vous? Avec seulement trois classes par semaine, dont immanquablement une à laquelle le professeur ne se présente pas, il est difficile de faire de l'étude ma priorité. J'étudie donc seulement lorsque nécessaire (a.k.a. aujourd'hui pour un examen dans deux jours) et je me rends à la Fac environ 10 heures par semaine pour assister à du blabla qui trop souvent ne mène nulle part. Mais bon, cela fait partie de l'expérience! Soyez cependant sûrs que je ne recommanderai à personne la Fac de lettres de l'Université de Provence!

Les marchés de Noël commencent à apparaître un peu partout dans les villes françaises. Lors d'une visite à Marseille la semaine dernière, j'ai aperçu au bord de la mer des arbres recouverts de neige artificielle, à deux pas des palmiers. On fait ce qu'on peut!

dimanche 16 novembre 2008

Ça doit ressembler un peu à ça...


Afin de profiter au maximum de la présence de mon ami Xavier en Provence, nous avons décidé de nous évader pour une journée dans les Calanques de La Ciotat. Les Calanques sont des sites naturels classés, réputées pour leur géologie particulière et pour la beauté des points de vue qu'elles proposent.

Après 1h30 d'autobus sur les autoroutes provençales (où, déjà, nous apercevons des paysages magnifiques) nous arrivons à La Ciotat, petite ville en bordure de mer. Nous nous émerveillons tout de suite devant les palmiers géants, la promenade longeant la mer Méditérannée et le port où s'entassent des centaines de bateaux à voile. Notre bonne humeur ajoutée à l'excellente température (20 degrés, il me fait plaisir de le préciser;)) nous garantit une journée mémorable, et nous nous dirigeons sans plus tarder vers le sentier des calanques du Mugel et de Figuerolles. Nous arrivons au Parc du Mugel, et ce que nous y trouvons dépasse toutes nos attentes! Palmiers, fleurs exotiques, cactus, bambous, entrecoupés de châtaigniers, chênes et lauriers, le parc est tout simplement magnifique. On se croirait dans la section tropicale du Biodôme de Montréal, perroquets en moins! Nous montons jusqu'au belvédère et s'offre alors à nous une vue indescriptible. Nous nous trouvons entre des parois immenses de roche ocre et devant nous s'étend la Méditerrannée. Les vagues qui viennent se briser sur les récifs un peu plus bas, le bleu de la mer à perte de vue, les reflets du soleil sur l'eau; «Ça y est, nous disons-nous, nous sommes au Paradis!».

Après un pique-nique bien mérité, nous sortons du parc et nous dirigeons vers la calanque de Figuerolles. Cette fois-ci, nous sommes dans le film Pirate des Caraïbes. Une crique entourée de rochers recouverts de verdure et un bateau à voile dérivant au milieu de l'eau créent un effet splendide. Épuisés par tout cet émerveillement, nous décidons de tremper nos pieds dans l'eau et de nous offrir une petite sieste au son des vagues. Nous fraternisons ensuite avec les propriétaires du voilier qui nous offrent le plus naturellement du monde de nous joindre à eux pour retourner au port. C'est avec une joie non contenue que nous montons dans l'embarcation qui nous permettra d'obtenir une toute autre vision des calanques. Vues de la mer, les grandes parois rocheuses sont encore plus belles, et lorsque notre «marin» hisse la voile, je suis au comble de la joie. Que demander de plus!? Nous sommes le 15 novembre, il fait 20 degrés, je suis en France en compagnie d'un ami québécois, je vogue sur la Méditérannée et on m'offre une Heineken pour couronner le tout. Vraiment, je suis bouche bée!

La vie est pleine de surprises, et j'espère de tout cœur que le reste de mon voyage sera ponctué de moments aussi agréables!

jeudi 13 novembre 2008

Ryanair

Je déclinerai mon périple à Londres en 2 ou 3 posts, question d'en faciliter la lecture. Pour la modique somme de 100 Euros, la compagnie aérienne Ryanair m'offrait l'aller-retour Marseille-Londres en 1h40 minutes. J'achète donc mes billets en ligne, n'enregistre aucun bagage en soute (on nous demande 30 Euros par bagage...ça monte vite!) et me rends à l'aéroport 1h à l'avance. A mon arrivée au comptoir d'enregistrement, la préposée regarde nonchalamment mon passeport avant de cocher mon nom à la main sur une feuille ressemblant à celle que prennent les professeurs du primaire lorsqu'ils prennent les présences. Elle me remet un bout de papier avec la date et le numéros du vol écrits à la main et me dit de passer au contrôle de sécurité. 30 minutes avant le décollage, l'embarquement débute. Lorsque j'arrive dans l'avion, un musique beaucoup trop gaie joue avec des publicités dans 3 langues du genre: Cette semaine, achetez un sachet de gin, de vodka ou de rhum et recevez le deuxième gratuitement! N'est-ce pas merveilleux! Merveilleux, en effet... Je réalise qu'il n'y a pas de numéros de siège attitrés; les passagers s'asseoient où ils désirent. Je me glisse dans le minuscule espace qui me servira de siège pour les 2 heures à venir en remerciant le ciel de ne pas mesurer 6 pieds, et j'attends le départ. Même Ryanair n'échappe pas aux consigne de sécurité: l'hôtè de l'air nous explique en retenant tant bien que mal un fou rire comment échapper à la mort en cas de crash imminent. Je me sens en sécurité.
Finalement, le départ se fait en douceur et 5 minutes plus tard, nous avons droit à la chanson thème de Ryanair: Ryanair, la meilleure compagnie aérienne. Oh yeah!. Après nous avoir proposé de la bouffe trop chère, des cossins hors taxes et des dons pour une fondation quelconque (N'est-ce pas merveilleux!), nous atterrissons à l'aéroport de Stanstead. Quelque secondes après que l'avion ait posé ses roues sur la piste, des applaudissements et des cris de joie (pré-enregistrés) retentissent: Ryanair est fière de vous annoncer que le vol a été réalisé dans les délais prévus! C'est pourquoi nous sommes la meilleure compagnie d'aviation low cost!
J'avais déjà hâte au vol de retour...