dimanche 1 mars 2009

Jour 1 départ : check!

J'ecris ce premier post d'une longue serie en direct de Rome, la ville eternelle!
Je realise a l'insant meme que chaque nouveau pays presentera un clavier d'ordinateur différent, il est donc possible qu'en des moments ou le temps est restreint (genre, maintenant), je laisse tomber les accents et la ponctuation.
Apres un depart reporté (pour cause de grève, j'étais en France!), mon arrivée à Rome s'est faite en train plutot que par bateau. Treize longues heures en compagnie de gens plutot bizarres, dont un monsieur louche qui se caresse allègrement le zizi dans la noirceur des tunnels. Invitant.
Donc apres 3 changements, de la bouffe de gare pas bonne et un sac beaucoup trop pesant, j'arrive à Rome. Malheureusement, il est tard et je dois rejoindre mon auberge le plus tot possible, le véritable tourisme commencera demain! En sortant du métro, je ne repère aucune indication qui pourrait me guider vers mon auberge. Je me jette donc sur le premier groupe de 20 asiatiques passant par là qui me donnent gentiment l'une de leur 20 cartes de la ville.
Je me retrouve donc dans une grande maison très colorée, avec du personnel d'accueil plus que sympathique et des compagnons de chambre qui m'invitent pour une balade à la recherche d'un Kebab.
A bientot!

vendredi 13 février 2009

Dernières semaines

Plus que 15 jours me séparent du début de mon voyage. Plus que 15 jours également avant la fin de l'aventure aixoise. Je réalise tranquillement l'ampleur de cette rupture. Une partie de ma vie se sera déroulée ici; 6 petits mois emplis de joies, de peines, de fous rires et de nouvelles expériences. J'ai eu la chance de rencontrer des gens que je n'aurais rencontrés nulle part ailleurs. Ensemble, ils m'ont ouvert les yeux sur une façon de vivre différente, sur des valeurs nouvelles, dans un pays qui n'est pas le mien. J'ai échangé avec des personnes extraordinaires, chacun m'offrant une opinion intéressante, me racontant des histoires parfois incroyables, se faisant un plaisir de partager avec moi des parcelles de son univers.

Bien sûr, j'ai plus d'une fois ressenti le mal du pays, souhaitant me réveiller dans mon grand lit confortable, revoir les grands espaces canadiens, prendre un bain chaud, manger de la «bouffe de maman». Ces instants étaient toutefois d'une brève durée, car la perspective d'une nouvelle découverte parvenait toujours à me tirer de ma torpeur. J'ai appris ici, mes amis, comme j'ai appris! Il me serait impossible de résumer tout ce savoir en mots, mais je le ressens, je le vis, et je l'emporterai avec moi partout où j'irai.

Je dois maintenant entamer les préparatifs de mon mois en tant que globetrotteuse. Auberges, horaires de trains, billets d'avion, que faire?, que voir?, quoi ne pas manquer?, quoi ne pas oublier?, ces questions me hanteront jusqu'au jour de mon départ, j'en suis certiane. Entre le travail et les derniers instants avec les amis, j'essaie de me reposer tout en vivant à fond ces derniers jour. Pas facile.

Une phrase d'une chanson me revient toujours en tête lorsque je me prépare à un changement important: «Every new beggining comes from some other beggining's end». Ce n'est que trop vrai.

samedi 31 janvier 2009

Séjour en montagne


Après notre folle semaine à Barcelone, mon frère et moi avons fait un petit détour par Aix-en-Provence, question de lui faire découvrir un peu ma ville d'accueil. Nous devions y rester 2 jours et partir ensuite pour Guillestre, dans les Alpes. Le matin de notre départ, que n'aperçois-je pas en regardant par ma fenêtre? De la neige!!!! En Provence, la dernière chute de neige d'une telle importance (30 cm) remontait à 1987. En ville, c'était l'apocalypse, rien de moins!
Évidemment, impossible de prendre le train pour les Alpes, la circulation est complètement bloquée. Presque aucun commerce d'ouvert non plus; quand il neige, les gens ne vont pas travailler! Des gens qui skient dans les rues, des bonshommes de neige au milieu des ronds points, des Asiatiques qui prennent des millions de photos, les flocons rendent les Aixois complètement déboussolés! Nous prenons donc notre mal en patience et nous joignons aux heureux enneigés qui parcourent les rues. Le lendemain, même combat. Pas de train, la ville est toujours paralysée, et la tempête fait la une de tous les journaux. Citons La Provence, qui a quand même consacré un cahier spécial à la tempête: « L'édition d'aujourd'hui a été réalisée dans des conditions extrêmes. Certains journalistes ont parcouru des kilomètres dans la neige pour nous livrer les nouvelles, privés d'électricité, au péril de leur vie.» Très drôle pour les Canadiens que nous sommes.
Nous sommes finalement arrivés dans les Alpes avec deux jours de retard, mais l'attente aura valu le coup! Montagnes immenses, paysages grandioses, pentes de ski n'ayant rien à voir avec ce que nous connaissions, c'était le paradis des snowboarders! L'auberge de jeunesse, située en bordure du petit village de montagne, nous a surpris par la qualité de ses accomodations et l'accueil chaleureux des propriétaires. Nous nous sommes évidemment payés une journée de ski à la station Risoul, à quelques kilomètres du village. Le personnel de la boutique de location, voyant que nous étions Canadiens (mon look de pro-rider en a floué plus d'un;)), nous offre le meilleur équipement: bottes neuves jamais utilisées, board de qualité et réglages sur mesure. Équipée de cette façon, je me sentais prête à affronter tous les périls de la montagne! Mon sentiment d'invincibilité m'a hélas quittée au beau milieu d'une piste de poudreuse, lorsque j'ai vu défiler ma vie entre deux culbutes et un «anneigissage» sur la tête. J'ai donc renoncé à risquer ma vie une deuxième fois et ai passé le jour suivant à «faire du chalet» pendant que mon frère s'éclatait dans les sous-bois.
Mais détrompez-vous, cela ne m'empêchera pas de répéter à qui veut bien l'entendre que j'ai skié dans les Alpes ;)

dimanche 11 janvier 2009

Barcelona!

Palmiers, Méditerrannée, fiesta, clubs endiablés, Barcelone a tout pour plaire aux fêtards! C'est ce que mon frère et moi avons découvert à notre grande joie lors de cette semaine passée dans la capitale de la Catalogne. Car à Barcelone, on parle Catalan! Mon mince vocabulaire d'espagnol (qui se résumait à por favor, gracias, uno-dos-tres Maria (merci Ricky Martin) et Que hora ès?) ne m'a malheureusement pas servi durant mon séjour. Bien que les habitants comprennent l'espagnol et que plusieurs le parlent couramment, l'affichage se fait majoritairement en catalan et les commerçants vous répondent le plus souvent dans cette langue qui est un étrange mélange entre le français et l'espagnol. Bref, le touristan (langage des touristes), qui se résume à des signes grossiers avec les bras et les mains et à un wanabee accent beaucoup trop prononcé, a été notre langue pour la semaine.
Mis à part ces problèmes de communication, qui ajoutaient quand même agréablement au dépaysement, nous avons pu découvrir à loisir cette ville magnifique à l'architecture colorée. Les traces de Gaudi, célèbre architecte catalan, s'aperçoivent partout à travers la ville. Que ce soit avec la fabuleuse Sagrada Familià, le décor enchanteur du Parc Guëll, les formes harmonieuses du Palau Guëll ou les lampadaires et façades nichées aux quatre coins de la ville, l'artiste semble avoir modelé la ville au gré de ses inspirations. Nous nous sommes baladés sur Las Ramblas, immense artère piétonnière où se côtoient amuseurs publics, vendeurs d'oiseaux (!) et kiosques d'artisans. En dévalant les petites rues avoisinantes, nous avons croisé boutiques vintages, galeries d'art et friperies. Nous nous sommes ensuite arrêtés à l'impressionnant marché de La Broqueria pour nous concocter un pique-nique que nous avons savouré au sommet du Montjuïc, immense colline transformée en parc et offrant une vue magnifique sur la ville.
Notre après-midi au Parc Guëll restera longtemps gravé dans ma mémoire. Le parc est traversé de sentiers menant aux maisons de Gaudi, qui ressemblent étrangement à des maisons en pain d'épices; on dirait qu'elles sont en bonbons! Nous nous sommes arrêtés quelques instants pour écouter un concert de guitare espagnole en plein air, puis nous avons continué notre route jusqu'au Parc de la Ciutadella, où encore une fois un décor magnifique s'offrait à nos yeux.
Le 31 décembre, nous avons fait la fiesta comme il se doit! Accompagnés de nos compagnons de chambre argentins, nous nous sommes rendus à la Plaza Catalunyà pour célébrer les douze coups de minuit avec une foule de milliers de personnes (la tradition espagnole veut qu'on mange un raisin à chacun des douze coups de minuits) pour ensuite nous diriger vers le Port Olympic. Au bord de la mer nous attendaient une série de clubs (gratuits!) en plein air, où nous avons dansé jusqu'au petites heures du matin, pour finir couchés sur la plage au son des vagues. Le lendemain fut dur pour la moitié de l'équipe Todd (le sexe fort, qu'ils disent!), qui a passé la journée au lit à se battre avec son estomac.
Les jours qui ont suivi ont été consacrés à la visite de Montserrat, montagne faisant la fierté des Catalans, et à relaxer sur la plage en regardant de courageux surfeurs fendre les vagues. Notre voyage en terre espagnole s'est terminé par une journée à Girona, petite ville à une heure et demie de Barcelone, où nous avons pu contempler le reflet des maisons multicolores sur la rivière traversant la ville. Complètement épuisés et n'ayant nulle part où aller (notre autobus ne partait qu'à 23h45), nous avons courronné le tout avec une séance de cinéma en espagnol. Nous avons vu le film The Yes Man, avec Jim Carey… les images étaient belles! :P

vendredi 26 décembre 2008

Noël en Provence

Moi qui croyais être seule les 24 et 25 décembre, j'ai été agréablement surprise par le nombre d'activités qui se sont offertes à moi durant ces deux jours de festivités. Malgré la température «trop pas» de circonstance (entre 15 et 20 degrés durant le jour, un peu plus froid durant la nuit), j'ai réussi à fêter Noël en bonne et due forme, et en excellente compagnie!

Le 24, mon amie Chloé, son copain Luca et moi sommes allés manger notre repas de Noël sur la terrasse d'un coquet restaurant,au centre d'Aix. Des convives faisaient joyeusement exploser des feux d'artifice dans la rue, rendant l'ambiance festive malgré les rues presque totalement désertes. Ensuite, nous nous sommes offerts la traditionnelle messe de minuit dans une très jolie cathédrale (d'accord, nous n'y sommes restés que 20 minutes, mais tout de même!). Nous avons uni nos voix aux familles présentes pour le «Venez divin messie» et «Il est né le divin enfant», accompagnées par l'orgue et la voix du prêtre (aussi juste que peut l'être celle d'un prêtre). Nous nous sommes quittés sur le parvis de l'église après avoir échangé des vœux avec quelques Aixois, en fin de soirée.

Le lendemain, Robert, un ami d'amis de la famille (on est allés les chercher loin, je le sais!;)), m'a invitée à un dîner de Noël dans sa famille, à Marseille. Accompagnée de son adorable maman, nous avons parcouru en voiture la Route des crêtes, route reliant Marseille au village de Cassis, bordant les plus hautes falaises d'Europe et offrant des paysages majestueux. Ensuite, nous avons mangé l'équivalent d'un mois de repas en 5 heures. Au menu: huîtres, foie gras, lotte et bûche aux marrons. Un dîner exquis qui m'a fait découvrir plusieurs produits typiques de la Provence. Je les remercie mille fois de m'avoir invitée; ils m'ont permis de passer un Noël dans la tradition française et de me régaler de petits plats! Comme Robert le dit si bien, «La chose la plus importante pour les Français, c'est la bouffe!».

Je pars dimanche soir pour Barcelone rejoindre mon frère pour le Nouvel An. Mes vacances ne font que commencer!

lundi 15 décembre 2008

La bourgeoisie a.k.a. les stuck-ups

Il y a trois mois exactement, je m'installais sur Aix. Le charme de cette petite ville m'était alors tout nouveau, et je parcourais joyeusement les rues en quêtes de découvertes empreintes d'histoire et de paysages typiquement provençaux. Je jetais un regard amusé sur ces Français habillés comme des cartes de mode, sur leurs soirées endiablés où rien n'est trop beau pour épater la galerie et sur leurs portables plus hi-techs que tout ce que je n'ai jamais possédé.

Trois mois plus tard, le charme a perdu l'attrait de la nouveauté et la lune de miel aixoise a pris une tout autre tournure. Le fait que j'aie commencé à travailler dans une boulangerie m'a permis de jeter un nouvel oeil sur le quotidien des gens. La bourgeoisie est omniprésente dans cette ville, et ses habitants en sont le reflet le plus sidérant. Ici, la jeunesse éternelle est un marché aussi concurrentiel que celui de l'automobile (Aix étant la ville la plus motorisée en France, avec une moyenne de 3 véhicules par ménage). Après plusieurs semaines d'observation, je peux confirmer mon hypothèse que 50% des femmes ayant passé la cinquantaine sont liftées (c'est soit ça, soit elles sont constamment surprises, comme en témoignent leur front et leurs sourcils constamment haussés). Femmes et jeunes filles s'habillent tous les jours comme si c'était Noël, et le sentiment d'être une clocharde au beau milieu de cette parade de mode m'a plus d'une fois fait tressaillir. J'ai entendu des choses hallucinantes, comme cette fille qui affirme qu'avant de sortir avec un garçon, elle doit évaluer le montant approximatif des vêtements qu'il porte. S'il est en dessous de quelques centaines d'Euros, le malheureux devra passer son chemin.

De plus, les jeunes aixois n'ont aucunement la même relation au travail que nous, si je peux me permettre de parler au nom des Québécois. À un garçon à qui on demande ce qu'il fait en dehors de la Fac et ce qu'il fait de ses étés, ce dernier nous répond: «Bin, je fous pas grand chose, je sors avec mes amis, voilà». Et le Québécois de rétorquer: «Tu ne travailles pas?», l'Aixois répond: «Non, je n'ai jamais travaillé de ma vie, c'est moche. De toute façon, c'est trop dur de se trouver un emploi.» C'est probablement pour ça que j'ai déposé 6 cvs et que 3 endroits m'ont rappelée dans la semaine...

Je trouve de plus en plus que cette ville est artificielle, composée de toutes pièces par des gens beaucoup trop éloignés de la réalité, du moins de la vision que j'en ai. J'aurais envie de déployer une immense bannière sur laquelle il serait écrit Chill out Aix!, (avec un astérisque pour la traduction en petits caractères, car la plupart ne comprennent pas l'anglais). Par chance, il y a les étudiants étrangers et quelques jeunes français qui «galèrent» tout comme moi à travers le travail, la Fac et les amis. J'apprécierai plus que jamais l'attitude décontractée, la simplicité et le côté bon vivant de mes amis à mon retour!

lundi 8 décembre 2008

J'ai vécu la CitéU

La vie en résidence est pleine de surprises! Européens, Africains, Asiatiques et Américains se côtoient dans une atmosphère de camping conviviale à souhait. Cuisine commune, toilettes communes, douches communes, il ne faut pas craindre pour son intimité. On a cependant l'avantage de sa sauver du ménage... Il est amusant de constater que derrière chacune des portes s'alignant le long du couloir peut se cacher un ami potentiel, quelqu'un avec une culture, un langage différent et qui sera heureux de partager avec vous une partie de son quotidien. Après 3 mois de vie en commune, je commence à connaître les gens de l'étage, leurs habitudes, et même leur vie sentimentale! Certaines de mes amies ont même rebaptisé notre vie en cité universitaire Estellan Story.
J'entendais souvent mon jeune frère me raconter combien habiter en résidence était LA chose à faire lorsqu'on étudiait à l'extérieur. Maintenant que j'y ai goûté, je ne peux qu'adhérer à ses propos. Il n'y a pas de meilleur moyen de rencontrer des gens, et faute d'espace physique (un maigre 9 mètres carrés par chambre) on élargit non horizons d'une autre façon!

Noël approche à grands pas, j'ai même croisé le Père Noël qui faisait ses emplettes chez H&M. Il faut croire que tout le monde a besoin de sous-vêtements!