dimanche 11 janvier 2009

Barcelona!

Palmiers, Méditerrannée, fiesta, clubs endiablés, Barcelone a tout pour plaire aux fêtards! C'est ce que mon frère et moi avons découvert à notre grande joie lors de cette semaine passée dans la capitale de la Catalogne. Car à Barcelone, on parle Catalan! Mon mince vocabulaire d'espagnol (qui se résumait à por favor, gracias, uno-dos-tres Maria (merci Ricky Martin) et Que hora ès?) ne m'a malheureusement pas servi durant mon séjour. Bien que les habitants comprennent l'espagnol et que plusieurs le parlent couramment, l'affichage se fait majoritairement en catalan et les commerçants vous répondent le plus souvent dans cette langue qui est un étrange mélange entre le français et l'espagnol. Bref, le touristan (langage des touristes), qui se résume à des signes grossiers avec les bras et les mains et à un wanabee accent beaucoup trop prononcé, a été notre langue pour la semaine.
Mis à part ces problèmes de communication, qui ajoutaient quand même agréablement au dépaysement, nous avons pu découvrir à loisir cette ville magnifique à l'architecture colorée. Les traces de Gaudi, célèbre architecte catalan, s'aperçoivent partout à travers la ville. Que ce soit avec la fabuleuse Sagrada Familià, le décor enchanteur du Parc Guëll, les formes harmonieuses du Palau Guëll ou les lampadaires et façades nichées aux quatre coins de la ville, l'artiste semble avoir modelé la ville au gré de ses inspirations. Nous nous sommes baladés sur Las Ramblas, immense artère piétonnière où se côtoient amuseurs publics, vendeurs d'oiseaux (!) et kiosques d'artisans. En dévalant les petites rues avoisinantes, nous avons croisé boutiques vintages, galeries d'art et friperies. Nous nous sommes ensuite arrêtés à l'impressionnant marché de La Broqueria pour nous concocter un pique-nique que nous avons savouré au sommet du Montjuïc, immense colline transformée en parc et offrant une vue magnifique sur la ville.
Notre après-midi au Parc Guëll restera longtemps gravé dans ma mémoire. Le parc est traversé de sentiers menant aux maisons de Gaudi, qui ressemblent étrangement à des maisons en pain d'épices; on dirait qu'elles sont en bonbons! Nous nous sommes arrêtés quelques instants pour écouter un concert de guitare espagnole en plein air, puis nous avons continué notre route jusqu'au Parc de la Ciutadella, où encore une fois un décor magnifique s'offrait à nos yeux.
Le 31 décembre, nous avons fait la fiesta comme il se doit! Accompagnés de nos compagnons de chambre argentins, nous nous sommes rendus à la Plaza Catalunyà pour célébrer les douze coups de minuit avec une foule de milliers de personnes (la tradition espagnole veut qu'on mange un raisin à chacun des douze coups de minuits) pour ensuite nous diriger vers le Port Olympic. Au bord de la mer nous attendaient une série de clubs (gratuits!) en plein air, où nous avons dansé jusqu'au petites heures du matin, pour finir couchés sur la plage au son des vagues. Le lendemain fut dur pour la moitié de l'équipe Todd (le sexe fort, qu'ils disent!), qui a passé la journée au lit à se battre avec son estomac.
Les jours qui ont suivi ont été consacrés à la visite de Montserrat, montagne faisant la fierté des Catalans, et à relaxer sur la plage en regardant de courageux surfeurs fendre les vagues. Notre voyage en terre espagnole s'est terminé par une journée à Girona, petite ville à une heure et demie de Barcelone, où nous avons pu contempler le reflet des maisons multicolores sur la rivière traversant la ville. Complètement épuisés et n'ayant nulle part où aller (notre autobus ne partait qu'à 23h45), nous avons courronné le tout avec une séance de cinéma en espagnol. Nous avons vu le film The Yes Man, avec Jim Carey… les images étaient belles! :P

vendredi 26 décembre 2008

Noël en Provence

Moi qui croyais être seule les 24 et 25 décembre, j'ai été agréablement surprise par le nombre d'activités qui se sont offertes à moi durant ces deux jours de festivités. Malgré la température «trop pas» de circonstance (entre 15 et 20 degrés durant le jour, un peu plus froid durant la nuit), j'ai réussi à fêter Noël en bonne et due forme, et en excellente compagnie!

Le 24, mon amie Chloé, son copain Luca et moi sommes allés manger notre repas de Noël sur la terrasse d'un coquet restaurant,au centre d'Aix. Des convives faisaient joyeusement exploser des feux d'artifice dans la rue, rendant l'ambiance festive malgré les rues presque totalement désertes. Ensuite, nous nous sommes offerts la traditionnelle messe de minuit dans une très jolie cathédrale (d'accord, nous n'y sommes restés que 20 minutes, mais tout de même!). Nous avons uni nos voix aux familles présentes pour le «Venez divin messie» et «Il est né le divin enfant», accompagnées par l'orgue et la voix du prêtre (aussi juste que peut l'être celle d'un prêtre). Nous nous sommes quittés sur le parvis de l'église après avoir échangé des vœux avec quelques Aixois, en fin de soirée.

Le lendemain, Robert, un ami d'amis de la famille (on est allés les chercher loin, je le sais!;)), m'a invitée à un dîner de Noël dans sa famille, à Marseille. Accompagnée de son adorable maman, nous avons parcouru en voiture la Route des crêtes, route reliant Marseille au village de Cassis, bordant les plus hautes falaises d'Europe et offrant des paysages majestueux. Ensuite, nous avons mangé l'équivalent d'un mois de repas en 5 heures. Au menu: huîtres, foie gras, lotte et bûche aux marrons. Un dîner exquis qui m'a fait découvrir plusieurs produits typiques de la Provence. Je les remercie mille fois de m'avoir invitée; ils m'ont permis de passer un Noël dans la tradition française et de me régaler de petits plats! Comme Robert le dit si bien, «La chose la plus importante pour les Français, c'est la bouffe!».

Je pars dimanche soir pour Barcelone rejoindre mon frère pour le Nouvel An. Mes vacances ne font que commencer!

lundi 15 décembre 2008

La bourgeoisie a.k.a. les stuck-ups

Il y a trois mois exactement, je m'installais sur Aix. Le charme de cette petite ville m'était alors tout nouveau, et je parcourais joyeusement les rues en quêtes de découvertes empreintes d'histoire et de paysages typiquement provençaux. Je jetais un regard amusé sur ces Français habillés comme des cartes de mode, sur leurs soirées endiablés où rien n'est trop beau pour épater la galerie et sur leurs portables plus hi-techs que tout ce que je n'ai jamais possédé.

Trois mois plus tard, le charme a perdu l'attrait de la nouveauté et la lune de miel aixoise a pris une tout autre tournure. Le fait que j'aie commencé à travailler dans une boulangerie m'a permis de jeter un nouvel oeil sur le quotidien des gens. La bourgeoisie est omniprésente dans cette ville, et ses habitants en sont le reflet le plus sidérant. Ici, la jeunesse éternelle est un marché aussi concurrentiel que celui de l'automobile (Aix étant la ville la plus motorisée en France, avec une moyenne de 3 véhicules par ménage). Après plusieurs semaines d'observation, je peux confirmer mon hypothèse que 50% des femmes ayant passé la cinquantaine sont liftées (c'est soit ça, soit elles sont constamment surprises, comme en témoignent leur front et leurs sourcils constamment haussés). Femmes et jeunes filles s'habillent tous les jours comme si c'était Noël, et le sentiment d'être une clocharde au beau milieu de cette parade de mode m'a plus d'une fois fait tressaillir. J'ai entendu des choses hallucinantes, comme cette fille qui affirme qu'avant de sortir avec un garçon, elle doit évaluer le montant approximatif des vêtements qu'il porte. S'il est en dessous de quelques centaines d'Euros, le malheureux devra passer son chemin.

De plus, les jeunes aixois n'ont aucunement la même relation au travail que nous, si je peux me permettre de parler au nom des Québécois. À un garçon à qui on demande ce qu'il fait en dehors de la Fac et ce qu'il fait de ses étés, ce dernier nous répond: «Bin, je fous pas grand chose, je sors avec mes amis, voilà». Et le Québécois de rétorquer: «Tu ne travailles pas?», l'Aixois répond: «Non, je n'ai jamais travaillé de ma vie, c'est moche. De toute façon, c'est trop dur de se trouver un emploi.» C'est probablement pour ça que j'ai déposé 6 cvs et que 3 endroits m'ont rappelée dans la semaine...

Je trouve de plus en plus que cette ville est artificielle, composée de toutes pièces par des gens beaucoup trop éloignés de la réalité, du moins de la vision que j'en ai. J'aurais envie de déployer une immense bannière sur laquelle il serait écrit Chill out Aix!, (avec un astérisque pour la traduction en petits caractères, car la plupart ne comprennent pas l'anglais). Par chance, il y a les étudiants étrangers et quelques jeunes français qui «galèrent» tout comme moi à travers le travail, la Fac et les amis. J'apprécierai plus que jamais l'attitude décontractée, la simplicité et le côté bon vivant de mes amis à mon retour!

lundi 8 décembre 2008

J'ai vécu la CitéU

La vie en résidence est pleine de surprises! Européens, Africains, Asiatiques et Américains se côtoient dans une atmosphère de camping conviviale à souhait. Cuisine commune, toilettes communes, douches communes, il ne faut pas craindre pour son intimité. On a cependant l'avantage de sa sauver du ménage... Il est amusant de constater que derrière chacune des portes s'alignant le long du couloir peut se cacher un ami potentiel, quelqu'un avec une culture, un langage différent et qui sera heureux de partager avec vous une partie de son quotidien. Après 3 mois de vie en commune, je commence à connaître les gens de l'étage, leurs habitudes, et même leur vie sentimentale! Certaines de mes amies ont même rebaptisé notre vie en cité universitaire Estellan Story.
J'entendais souvent mon jeune frère me raconter combien habiter en résidence était LA chose à faire lorsqu'on étudiait à l'extérieur. Maintenant que j'y ai goûté, je ne peux qu'adhérer à ses propos. Il n'y a pas de meilleur moyen de rencontrer des gens, et faute d'espace physique (un maigre 9 mètres carrés par chambre) on élargit non horizons d'une autre façon!

Noël approche à grands pas, j'ai même croisé le Père Noël qui faisait ses emplettes chez H&M. Il faut croire que tout le monde a besoin de sous-vêtements!

mardi 25 novembre 2008

Tous les matins il achetait ses p'tits pains au chocolat

«Zay, zay, zay,zay!» Le cours de l'Euro n'étant absolument pas favorable (et constamment en hausse!) lorsqu'on paie en dollars canadiens, j'ai ressenti le besoin pressant de me trouver un emploi en France. Après une petite distribution de CVs, j'ai rapidement obtenu un emploi dans une boulangerie-pâtisserie (merci à Sherbrooke et au Café du Globe;)). Je suis donc parfois derrière les fourneaux à faire cuire croissants et viennoiseries (dont les pains au chocolat qui à chaque fois me rappellent la chanson de ce cher Joe), parfois derrière le comptoir à servir les clients avec mon plus bel accent français. Évidemment, le «Vous êtes Canadienne?» revient souvent, suivi tout aussi souvent du commentaire «Ah! J'aime bien Isabelle Boulay!» ou «Il fait froid là-bas hein?». L'expérience est franchement intéressante, même si elle implique des quarts commençant parfois à 6h du matin (lever à 5h) et se terminant à 14h30, sans pause. Mais je suis loin de me plaindre, et j'attends avec impatience mon premier chèque en Euros!!!

Je peux donc commencer à amasser mon petit butin pour le voyage prévu à la fin de mon trimestre. Entretemps, je prépare le Nouvel An à Barcelone, où mon frère viendra me rejoindre pour une semaine et demie de fiesta! Définitivement, je n'ai pas le temps de m'ennuyer! «Et les cours, dans tout ça?», me direz-vous? Avec seulement trois classes par semaine, dont immanquablement une à laquelle le professeur ne se présente pas, il est difficile de faire de l'étude ma priorité. J'étudie donc seulement lorsque nécessaire (a.k.a. aujourd'hui pour un examen dans deux jours) et je me rends à la Fac environ 10 heures par semaine pour assister à du blabla qui trop souvent ne mène nulle part. Mais bon, cela fait partie de l'expérience! Soyez cependant sûrs que je ne recommanderai à personne la Fac de lettres de l'Université de Provence!

Les marchés de Noël commencent à apparaître un peu partout dans les villes françaises. Lors d'une visite à Marseille la semaine dernière, j'ai aperçu au bord de la mer des arbres recouverts de neige artificielle, à deux pas des palmiers. On fait ce qu'on peut!

dimanche 16 novembre 2008

Ça doit ressembler un peu à ça...


Afin de profiter au maximum de la présence de mon ami Xavier en Provence, nous avons décidé de nous évader pour une journée dans les Calanques de La Ciotat. Les Calanques sont des sites naturels classés, réputées pour leur géologie particulière et pour la beauté des points de vue qu'elles proposent.

Après 1h30 d'autobus sur les autoroutes provençales (où, déjà, nous apercevons des paysages magnifiques) nous arrivons à La Ciotat, petite ville en bordure de mer. Nous nous émerveillons tout de suite devant les palmiers géants, la promenade longeant la mer Méditérannée et le port où s'entassent des centaines de bateaux à voile. Notre bonne humeur ajoutée à l'excellente température (20 degrés, il me fait plaisir de le préciser;)) nous garantit une journée mémorable, et nous nous dirigeons sans plus tarder vers le sentier des calanques du Mugel et de Figuerolles. Nous arrivons au Parc du Mugel, et ce que nous y trouvons dépasse toutes nos attentes! Palmiers, fleurs exotiques, cactus, bambous, entrecoupés de châtaigniers, chênes et lauriers, le parc est tout simplement magnifique. On se croirait dans la section tropicale du Biodôme de Montréal, perroquets en moins! Nous montons jusqu'au belvédère et s'offre alors à nous une vue indescriptible. Nous nous trouvons entre des parois immenses de roche ocre et devant nous s'étend la Méditerrannée. Les vagues qui viennent se briser sur les récifs un peu plus bas, le bleu de la mer à perte de vue, les reflets du soleil sur l'eau; «Ça y est, nous disons-nous, nous sommes au Paradis!».

Après un pique-nique bien mérité, nous sortons du parc et nous dirigeons vers la calanque de Figuerolles. Cette fois-ci, nous sommes dans le film Pirate des Caraïbes. Une crique entourée de rochers recouverts de verdure et un bateau à voile dérivant au milieu de l'eau créent un effet splendide. Épuisés par tout cet émerveillement, nous décidons de tremper nos pieds dans l'eau et de nous offrir une petite sieste au son des vagues. Nous fraternisons ensuite avec les propriétaires du voilier qui nous offrent le plus naturellement du monde de nous joindre à eux pour retourner au port. C'est avec une joie non contenue que nous montons dans l'embarcation qui nous permettra d'obtenir une toute autre vision des calanques. Vues de la mer, les grandes parois rocheuses sont encore plus belles, et lorsque notre «marin» hisse la voile, je suis au comble de la joie. Que demander de plus!? Nous sommes le 15 novembre, il fait 20 degrés, je suis en France en compagnie d'un ami québécois, je vogue sur la Méditérannée et on m'offre une Heineken pour couronner le tout. Vraiment, je suis bouche bée!

La vie est pleine de surprises, et j'espère de tout cœur que le reste de mon voyage sera ponctué de moments aussi agréables!

jeudi 13 novembre 2008

Ryanair

Je déclinerai mon périple à Londres en 2 ou 3 posts, question d'en faciliter la lecture. Pour la modique somme de 100 Euros, la compagnie aérienne Ryanair m'offrait l'aller-retour Marseille-Londres en 1h40 minutes. J'achète donc mes billets en ligne, n'enregistre aucun bagage en soute (on nous demande 30 Euros par bagage...ça monte vite!) et me rends à l'aéroport 1h à l'avance. A mon arrivée au comptoir d'enregistrement, la préposée regarde nonchalamment mon passeport avant de cocher mon nom à la main sur une feuille ressemblant à celle que prennent les professeurs du primaire lorsqu'ils prennent les présences. Elle me remet un bout de papier avec la date et le numéros du vol écrits à la main et me dit de passer au contrôle de sécurité. 30 minutes avant le décollage, l'embarquement débute. Lorsque j'arrive dans l'avion, un musique beaucoup trop gaie joue avec des publicités dans 3 langues du genre: Cette semaine, achetez un sachet de gin, de vodka ou de rhum et recevez le deuxième gratuitement! N'est-ce pas merveilleux! Merveilleux, en effet... Je réalise qu'il n'y a pas de numéros de siège attitrés; les passagers s'asseoient où ils désirent. Je me glisse dans le minuscule espace qui me servira de siège pour les 2 heures à venir en remerciant le ciel de ne pas mesurer 6 pieds, et j'attends le départ. Même Ryanair n'échappe pas aux consigne de sécurité: l'hôtè de l'air nous explique en retenant tant bien que mal un fou rire comment échapper à la mort en cas de crash imminent. Je me sens en sécurité.
Finalement, le départ se fait en douceur et 5 minutes plus tard, nous avons droit à la chanson thème de Ryanair: Ryanair, la meilleure compagnie aérienne. Oh yeah!. Après nous avoir proposé de la bouffe trop chère, des cossins hors taxes et des dons pour une fondation quelconque (N'est-ce pas merveilleux!), nous atterrissons à l'aéroport de Stanstead. Quelque secondes après que l'avion ait posé ses roues sur la piste, des applaudissements et des cris de joie (pré-enregistrés) retentissent: Ryanair est fière de vous annoncer que le vol a été réalisé dans les délais prévus! C'est pourquoi nous sommes la meilleure compagnie d'aviation low cost!
J'avais déjà hâte au vol de retour...